La Mali et la Musique
Saturday, Mar 17, 2018
La Mali et la Musique

L’histoire culturelle Malienne se souvient à jamais de deux noms : Diabaté et Kouyaté : deux grandes familles sur lesquelles se fonde l’histoire musicale du Mali. Plus de huit siècles après, les marques et les pratiques musicales ancestrales léguées à la postérité par ces précurseurs sont restées prégnantes dans la pratique musicale du pays. La Kora et le Balafon, deux instruments musicaux fétiches, principalement utilisés dans la production musicale malienne, restent des instruments qui donnent à l’historique de sa musique tout son contenu mythique et légendairement mystique.
L’Histoire veut que l’on retienne, le rôle relativement capital que cet instrument de musique à corde : la Kora, aura joué dans le passé historique du Mali. La légende nous renseigne de ce que, la première Kora fut découverte chez une femme-génie, qui vivait dans les grottes de Kansala en Gambie. Introduite au Mali, elle devint un patrimoine générationnel pour le clan Diabaté. Quant au Balafon ; instrument de percussion idiophone apparut au XIIe siècle entre la Guinée et le Mali ; encore nommé Siso Bala et particulièrement présent dans la musique Mandingue, il est un instrument figure de l’ordre patrimonial Kouyaté. Cette rencontre culturelle avec l’Histoire, a eu pour effet générique un déchaînement passionnel, chez nombre d’artistes maliens, se traduisant par d’immenses œuvres musicales, toutes autant, les unes que les autres riches en ambiance et en sonorités. Des virtuoses de l’art telles que : Lamine Koné, Djelimady Sissoko ou encore Toumani Diabaté, pour ne citer que ceux-ci, sont de ceux qui ont porté l’art musical malien au-delà des frontières africaines avec des reconnaissances et des récompenses internationales. La musique au Mali n’est pas seulement une histoire de griot, elle est aussi une richesse de familles nobles comme le célèbre Salif Keita qui a lutté pour faire parler sa passion et sa culture au-delà des du Mali et des frontières africaines.

Aujourd’hui, de nouveaux rythmes musicaux mondains animent la communauté culturelle malienne, impulsés par une jeunesse plus extravertie car plus ouverte au système-monde.
De nouvelles tendances et de nouveaux talents qui voient le jour à côté de cette traditionnalité identitaire, s’épanouissent et cohabitent aussi avec les rythmes du monde comme le RnB et le Hip Hop. Dans ce style, une étoile montante issue d’une famille de griots, Aya Nakamura née au Mali et grandit en France est en pleine ascension musicale. La chanteuse – mannequin et artiste Inna Modja, elle aussi malienne fait partie de cette jeune génération ambassadrice du Mali dans un autre style le Pop Soul. Iba One, rappeur émérite remplit des stades.

Cependant, ce qui fait aussi le charme des sonorités maliennes actuelles et reste d’ailleurs dominant dans l’essence musicale de ce pays, c’est la juste synchronisation entre les marques traditionalo-culturelles acquises en leg de l’histoire et les tendances sonores modernes. C’est la raison pour laquelle des artistes talentueux tels que : Oumou Sangaré sur les titres Fajamou, ou Kamelemeba ; Sidiki Diabaté sur des titres tels que Dakan Tigui, Inianafi Debena, ou Allô Allô ; continuent de faire danser les enfants d’Afrique au rythme de la Kora et du Balafon avec parfois un mélange de techno, valorisant ainsi, à l’ère de la mondialisation, l’identité culturelle du pays. L’on est donc tenté de dire que danser sur un rythme malien, c’est danser sur l’Histoire !

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